01.04.2009
Quand tu t'offres
Quand tu t'offres, quand tu t'ouvres,
Quand tu as les hanches qui bougent
Quand tu tangues, tu t'essouffles,
Quand le feu passe au rouge.
Je te siffle, tu me gifles et m'érafles
Je te file, tu m'affoles et mes baffles
M'envoient des messages de fumée.
Je te colle, tu défailles en puzzle
Je te fouille, tu décores la grisaille
A moi, les noyaux dénudés.
A moi, le skaï, la moleskine
A moi, les adieux des aïeux
Les retraites aux flambeaux,
A moi, le triple galop,
A moins qu'on ne m'éparpille
Qu'on ne m'envoie aux galères
Accélérer les particules.
A moi, l'orgueil du mâle
Et la douceur des ventricules
A moi, les pieds de biche,
Et le carmin des cerises
A moi, le piedestal, les épopées, la vaillance,
A moi, les mouvements de troupe,
Du soir au matin, jusqu'à la quille,
Sur la plaine alanguie.
Quand tu t'offres, quand tu t'ouvres,
Quand tu as les hanches qui bougent
Quand tu tangues, tu t'essouffles,
Quand le feu passe au rouge…
16:02 Publié dans Jouir | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sexe, plaisir, offrir, recevoir
09.10.2008
Les semailles
Terra arable
Mes chevaux te piétinent
Te retournent et te travaillent.
La grasse terre humide entre les doigts.
Malaxe et réitère.
Terre arable
Ma pluie te mouille
T'inonde intimement
Du ciel dans les miroirs de tes sillons
Respire qu'on te repère.
Terre arable
Je te creuse à mains nues
Détrempé de sueur, le corps pesant
Mon soc t'assaille
Ô la joie des semailles
Tandis que dans le ciel
La lune nous regarde en souriant.
21:12 Publié dans Partager | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : retourner, travailler, malaxer, réitérer, mouiller, inonder, respirer
04.09.2008
Surprise
J'ai composé un haï-cul :
J'ai pris par surprise
Un contresens
O
Fais-tu
De tous tes côtés...
19:05 Publié dans Pénétrer | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : pénétration, surprise
31.08.2008
Chevauché(e)
Quand elle ne s'assied pas
Mais me chevauche
Elle happe ma hampe
De tout son sexe
Auparavant entrouvert
Soigneusement
A la remontée
Poussée de ses cuisses de chair
Elle contracte ses intérieurs
Referme son vagin
Et ce sont toutes ses lèvres
Qui me lèchent
Le long, dans la hauteur
Très lentement
Après les allers et les retours
En enfilade
Mon gland n'en pouvant plus
De se sursoir
D'attendre comme un lui-même
Réclame des butées
Des à-coups, des assauts,
Des hordes de barbares
Aux chevaux écumant
Des tisons, des soupapes,
Des durites blanchies des chaleurs
Quand elle ne s'assied pas
Mais me chevauche
Elle hâte ma hampe
Et donne à mon désir
Tout l'espace de son ventre…
15:13 Publié dans Partager | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : hampe, sexe, cuisse, vagin, lèvres, gland
25.06.2008
Promenons-nous dans les bois
Pensant à la tienne, ma main caresse la lande.
Elle frôle des canopées, débrousaille des forêts,
Rénove la verticale arboricole.
Elle envoie de tout petits oiseaux
Qui viennent picorer
Dessus le sol enrichi de tourbe
Le fruit de la germination.
Plus tard un peu de pluie
D'une douceur estivale
Nous surprendra
Tous les deux…
21:29 Publié dans Caresser | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : lande, forêt, oiseau
16.06.2008
Les voyages
Toute une vie d'escales
Et de tous petits départs
Partir, c'est mourir un peu
De toutes petites morts.
Des matins au hasard
J'ai sauté l'inconnue
Avec ou sans filet
Au hasard, quel bazar !
La vie des ricochets
Sur la surface des lacs
Tandis que plus profondèment
L'écho d'un rebond de caillou
Comme dans l'air qui claque
Au baiser des amants,
Ti amo, I love you
Les bateaux, les guiboles
Les avions, les bagnoles
Tous les moyens civilisés
Et l'escampette lyophilisée.
Des matins de hasard
Tous les taxis, les gares
Avec ou sans filet
Au hasard, quel bazar !
Toute une vie d'aventures
Le cirque, la mise en scène
On peaufine l'éclairage
Pour paraître à son aise
On ressert le cadrage
Au meilleur de la baise
Toute une vie, c'est balèze
Sans remplir les balasts
Toute une vie, c'est vaste
Sans GPS, ni repérage
La vie des ricochets
A la surface des lacs
Tandis qu'aux profondeurs
L'écho d'un rebond de caillou
Comme dans l'air qui claque
S'entend longtemps avec lenteur
Je t'aime, I love you…
22:55 Publié dans Baiser | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : je veux écrire pour bashung, poésie
30.04.2008
Petite bête [à deux !]
Ton cul est comme un fruit gorgé de vie dont proviendrait ma soif
J'en dévore la chair et la pulpe comme à la recherche d'un noyau,
D'un pédoncule d'où naitrait le désir.
Je lappe au lac intense de ton être, en trouble la surface puis les profondeurs,
Jusqu'à ces eaux si sombres que ne pénètrent ici
Ni les astres, ni la chaleur.
Incendie des lampadaires enflammant nos ailes d'hyménoptères
Flammèches et particules éclairant nos mystères
Luminescence de ton sourire au creux des nuits
Avant que ne t'arrive la carnassière.
Petite bête qui rugit de sa fragilité…
22:01 Publié dans Lècher | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : cul, fruit, soif, chair, pulpe, pédoncule, désir
06.04.2008
Te remplir…
J'aime sentir quand mon doigt te remplit, touchant le fond de ton ventre qui palpite.
J'aime sentir quand ma queue te remplit, qui est pourtant plus grosse et longue que mon index mais disparait toute entière également, butant le fond de ton ventre qui palpite.
Ton vagin est comme un chapeau de magicien…
22:11 Publié dans Baiser | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : palpitations, queue, remplir, longue, vagin, magie
16.12.2007
Le matin
Le matin, alors que je me levais pour partir au travail, tu t'éveillais à peine pour m'attirer sur toi.D'une bouche affaiblie et pâteuse, tu glissais à mon oreille :
_ Prend-moi comme tu aimes.
Précédé par ton imaginaire, je trouvais sous ma queue ton sexe déjà accueillant et ouvert. Je te limais d'une manière toute instinctive, écoutant en moi monter les flammes d'un très ancien plaisir. Une énergie sourde et profonde envahissait mes reins, mon esprit s'effaçait peu à peu sous les assauts de l'animalité.
Plus tard, lorsque je jouissais puissamment dans ce creux brûlant de ton ventre empalé, c'était avec la conscience aigüe de cette vie à l'intérieur de chacune de mes cellules.
Mes débuts de journée commençaient ainsi par ce réveil d'une énergie enfouie qui me rendait léger, joyeux et capable de devenir moi-même.
J'appris plus tard de ta bouche que de ton côté, tu n'aimais rien tant que de sentir en toi ma présence bien après que j'ai quitté nos draps…
18:00 Publié dans Baiser | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : désir, sexe, matin, jouir, ventre





